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Uģis Prauliņš & le Chœur letton mixte "Anima"

ANIMA, chorale lettone mixte de Saulkrasti en Lettonie et leurs amis, ont créé un album consacré à leurs racines et au patrimoine culturel letton. Les arrangements de chansons folkloriques et les compositions originales de l’album combinent des éléments vocaux qui reflètent la culture musicale unique des Livoniens et des peuples apparentés vivant en Lettonie.

Les artistes :



Le 18 novembre dernier, le chœur mixte "Anima", fêtait le centième anniversaire de la République de Lettonie, en présentant son premier CD "Jūrd - Les racines de Livonie ".



Qu’en dites-vous ?

Les chansons du disque “Jūrd. Saknes. Roots” par le chœur mixte ANIMA

  • Tšītšorlinkizt 3:25
  • Kaškē, kaņģē 2:27
  • Urū ! Rirī ! 1:27
  • Velikine armakene 6:10
  • Lelū ! 1:08
  • Līgo ! 5:49
  • Käkānikā 3:11
  • Aģoug 3:37
  • Lūotum 7:10

Pour se procurer le disque “Jūrd. Saknes. Roots” au Centre Lausja de musique folklorique et traditionnelle lettone Genre Choir Music, Post-Folk référence : SKU CD085 - Price 12.00 €





DIEVS, SVETI LATVIJU, Hymne national de Lettonie

"Dievs svētī Latviju" hymne national de la Lettonie, interprété le dimanche 7 juillet 2013 vers 19h20 heure de Riga, par le Grand Choeur des 13000 choristes du Concert de cloture du XXVè Festival des Chants et XV des Danses de Lettonie, dirigé ici par l’illustre Chef de Choeur Roberts Zuika, mis à l’honneur cette année pour ses 100 ans.




DIEVS, SVETI LATVIJU - vardi - paroles
Dievs, svētī Latviju, Que Dieu bénisse la Lettonie,
Mūs’ dārgo tēviju, Notre chère patrie,
Svētī jel Latviju, Nous te supplions, bénis la Lettonie,
Ak, svētī jel to ! (repeat) Oh, nous te supplions de la bénir ! (bis)
Kur latvju meitas zied, Là où les lettones fleurissent **,
Kur latvju dēli dzied, Là où les lettons chantent,
Laid mums tur laimē diet, Dansons de joie dans notre patrie
Mūs’ Latvijā ! (repeat) Dans notre Lettonie ! (bis)

La musique et les paroles ont été écrites par le compositeur Letton Karlis Baumanis}(11.05.1835.-10.01.1905.)} (plus connu sous le nom Baumanu Karlis). A l’époque de la dominance tsariste russe il était interdit d’employer le mot "Lettonie" dans les paroles de chansons, ils furent remplacés par "la Baltique". Regardez attentivement la tranche des pièces de 2€ lettones, vous y lirez gravé le titre de l’hymne national.

Karlis Baumanis fut l’un des plus ardents participants au mouvement pour l’éveil national letton. En outre, ses articles polémiques sur les chansons populaires, publiés dans la presse lettone et allemande à Riga, ont conduit à l’émergence de l’ethnomusicologie en Lettonie




Défi ouvert au régime tsariste

L’hymne est apparu dans la deuxième moitié du 19ème siècle, quand le peuple letton a commencé à montrer ouvertement un fort sentiment de fierté et d’identité nationale.




Karlis Baumanis

Karlis Baumanis a été le premier compositeur letton à utiliser le mot « Lettonie » dans des paroles de chanson. Le concept de "Lettonie" avait seulement commencé à prendre forme dans l’esprit des écrivains et des militants et a été utilisé pour décrire toutes les régions traditionnellement habitées par les Lettons. Bien que la plupart des Lettons n’osaient pas encore rêver d’un Etat souverain totalement indépendant de l’Empire tsariste russe, la chanson "Dievs, sveti Latviju !" devint un puissant catalyseur de la conscience nationale émergente. L’utilisation du mot « Lettonie » dans la chanson était un défi ouvert au régime tsariste qui avait peu de sympathie pour les mouvements nationaux.

Initialement, les autorités russes interdisent l’utilisation du mot « Lettonie » dans le titre et le texte de la chanson et il a été remplacé par le mot "pays baltes". la chanson a été interprétée en public en Juin 1873 lors du premièr Festival de la Chanson à Riga. Et chantée en tant qu’hymne national le 18 Novembre 1918, à la proclamation de l’indépendance de la Lettonie.

Le 7 Juin 1920 "Dievs, sveti Latviju !" a été officiellement proclamé hymne national de la République de Lettonie.

Après juin 1940, pendant un demi-siècle l’emploi des symboles nationaux de la Lettonie - le drapeau, les armoiries et l’hymne national - fut interdit.
Le 15 février 1990 ils furent restaurés en tant que symboles officiels de l’Etat.

Beaucoup de gens ont été persécutés tout simplement pour garder et cacher le drapeau rouge-blanc-rouge ou en chantant l’hymne national. Mais les symboles officiels de la Lettonie n’ont jamais été oubliés et la lutte pour réafficher les couleurs nationales rouge-blanc-rouge a marqué le début d’une nouvelle lutte pour l’indépendance à la fin des années 1980.

C’est un hymne national paisible , il n’évoque ni lutte, ni guerre, mais des jeunes filles en fleur et des jeunes gens qui chantent, avec cette puissance qui permet de traverser les années et les difficultés et rassemblt les esprits et les coeurs.




Musique


saeima.lv/documents

Autre moment en 2008

sources et liens : Latvian Institute et Ministère Letton des affaires étrangères

Si vous souhaitez apprendre à chanter en choeur cette chanson, contactez-nous ci-dessous. Nous tenons à votre disposition les diverses voix ( soprano, alto, ténor, bariton, basse ).

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25 mars 1949 en Lettonie
42125 personnes Victimes du génocide soviétique

La Lettonie, commémore le 25 mars 1949 et les 42125 victimes du génocide communiste

. La plus grande déportation de victimes des pays baltes. La première commémoration de cette seconde déportation massive s’est déroulée à Riga en 1989, en plein régime soviétique, et a démarré la lutte vers l’indépendance de la Lettonie. Des événements qui malheureusement résonnent avec l’invasion de la Crimée. En mémoire, différentes activités ont lieu à Riga et dans tout le pays.

Article mis en ligne le 23 mars 2018
par BD par

A Riga, et dans d’autres villes de Lettonie, ce 25 mars, pour commémorer la déportation des victimes de la terreur communiste, auront lieu plusieurs événements et concerts.

Dans les gares de triage on se souvient de la répression politique par le KGB. .

Au Musée de l’occupation de la Lettonie, suivi par une procession au Monument de la Liberté, où se déroule la cérémonie solennelle de dépôt des gerbes de fleurs, symboles de la résistance pacifique non-violente et de l’attachement à la terre lettone.

A la "Petite Guilde" de Riga, centre culturel et d’art folklorique, et dans d’autres endroits de Riga, la musique des kokles accompagne de nombreux chanteurs.

En soirée, des concerts rassemblent différents chœurs et musiciens dans toute la Lettonie.



25 mars 1949 en Lettonie :
42125 Victimes du génocide communiste

Une deuxième déportation de masse d’environ 42125 personnes est dirigée contre les agriculteurs lettons et les partisans de la Lettonie, qui ne veulent pas collectiviser.

Des familles entières sont déportées « à vie » en Russie, la plupart d’entre elles, dans les régions sibériennes de Omsk, Tomsk, et Krasnoïarsk.

Après la mort de Staline en 1953, beaucoup de familles sont autorisées à revenir en Lettonie, mais sont stigmatisées, parfois exclues pour la vie. Une vague de collectivisation a eu lieu, mais les fermes collectives sont inefficaces, et les pénuries alimentaires deviennent courantes. La déportation a réduit considérablement les activités partisanes nationales.

Déportation des lettons vers les goulags soviétiques.

C’est la plus grande déportation de personnes de l’histoire des États Baltes.
Au total dans les trois pays Baltes se furent 94779 victimes déportées,
dont près de la moitié venant de Lettonie
.




Victimes baltes des déportations soviétiques de mars 1949
République FamillesPersonnesTrains
Estonie 7488 20713 15
Lettonie 13624 42149 31
Lituanie 9518 31917 20
Ensemble 30630 94779 66

Le 25 Mars 1949, fut l’accomplissement de la décision secrète prise par le Conseil des ministres de l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques du 29 Janvier 1949. Le Département de la sécurité de l’URSS et les troupes du ministère de l’Intérieur ont réalisé la plus grande déportation de personnes dans l’histoire des États Baltes . Les gens ont été déportés en Sibérie par le biais de l’opération connue sous le nom de "Priboj"

25 mars 1989 : En mémoire, première manifestation pacifique vers l’indépendance


Le 25 mars 1989, en plein régime soviétique, sous la pluie, eut lieu à Riga une gigantesque commémoration de cette déportation. A la mémoire des victimes des déportations, un immense cortège funèbre est organisé de la Daugava au cimetière des Frères. L’une des premières démonstrations pacifique dans la lutte vers l’indépendance retrouvée.

Les déportations ont été effectuées par les forces intérieures du Département de la sécurité d’Etat d’URSS ( 7456 hommes) et par les troupes d’élite du Destroy Bataillon de Lettonie Département de la Sécurité d’Etat ( 6931 hommes) .

En dehors de cela , il y avait environ 12 000 membres du Parti communiste et de la Ligue des jeunes communistes qui participent aux expulsions.

Ainsi, les "collaborationnistes locaux" représentaient environ 63 pour cent des deportés. Environ 4000 agents professionnels de la Sûreté de l’URSS ont mené les forces armées pour déporter 3005 groupes. Les gens ont été pris dans 55 stations de chemin de fer.

42 322 personnes ont été mises en 3316 camions et 33 trains de troupes. Parmi ces personnes déportées - « ennemis de classe » et de la puissance d’occupation - environ 72,6 pour cent étaient des femmes et des enfants.

L’ expulsion ont été orientés vers les régions de Krasnoïarsk , Novossibirsk , Omsk et Amur. Les dirigeants de la Sûreté de l’Etat d’URSS ont reçu de nombreux prix et médailles "pour l’excellente exécution d’une tâche particulière de l’État" .



Autres articles, liens et lectures :

  • "En-escarpins-dans-les-neiges-de-Siberie" En racontant avec des mots simples la lutte pour la survie des prisonniers du goulag, Sandra Kalniete signe un livre touchant sur le destin tragique de sa famille.





Selon les sources certains chiffres peuvent quelque peu varier. Principalement issus de la traduction d’un article basé sur des matériaux trouvés dans les archives centrales de l’armée soviétique de l’ex-URSS à Moscou . L’auteur de l’article traduit, y analyse le nombre et la structure des personnes deportées de Lettonie.
Sources :