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"Le Président" : Petite leçon d’Europe par l’acteur français Jean Gabin

Petite leçon d’Europe par Jean Gabin dans "Le président" Quand le Cinéma Français fait parler, certains acteurs français font couler l’encre des stylos par leur comportement et leurs amitiés avec des dictateurs [1], d’autres préfèrent laisser quelques traces cinématographiques européennes monumentales. Rappelez-vous ...

Article mis en ligne le 11 mai 2017
dernière modification le 25 juin 2017

Appréciez cet extrait par Jean Gabin acteur dans le film "Le président" qui expose à l’assemblée nationale sa vision de l’Europe , des conflit d’intérêts , des connivences , les banques et le pétrole tout y passe .




Biographie du film :
Le Président est un film français réalisé par Henri Verneuil, sorti en 1961. Dialogue : Michel Audiard , avec notamment Jean Gabin , Bernard Blier .

Synopsis :
Ancien président du Conseil, Émile Beaufort consacre l’essentiel de son temps à écrire ses mémoires qu’il dicte à sa secrétaire, Mlle Millerand.

À l’occasion d’une grave crise politique ministérielle, les journaux annoncent la probable nomination par le président de la République de Philippe Chalamont, président du Groupe des Indépendants Républicains à la Chambre des députés.

Or, une quinzaine d’années auparavant, cet homme politique, intelligent, fin et galant et, à l’époque, directeur du cabinet à la présidence du Conseil fut à l’origine d’un scandale financier qui a coûté près de 3 milliards de francs anciens à la France. Blessé de cette trahison, le président Beaufort le limogea de son poste et garda les aveux écrits de Chalamont.

Mais, coup de théâtre, Chalamont revient avec l’ambition de devenir le chef du gouvernement. Brandissant la menace de donner la lettre à la presse, Beaufort contraint Chalamont à réfléchir aux conséquences s’il acceptait la proposition du chef de l’Etat...

Extrait des dialogues de Michel Audiard du film d’Henri Verneuil ; 1961.

" Deux cents familles sont maîtresses de l’économie française et, en fait, de la politique française. Ce sont des forces qu’un État démocratique ne devrait pas tolérer, que Richelieu n’eût pas tolérées dans le royaume de France. L’influence des deux cents familles pèse sur le système fiscal, sur les transports, sur le crédit. Les deux cents familles placent au pouvoir leurs délégués. Elles interviennent sur l’opinion publique, car elles contrôlent la presse. » (Edouard Daladier, 1934)"

C’est toujours les mêmes qu’on cite, pas étonnant qu’ils soient connus.

"Je suis un mélange d’anarchiste et de conservateur, dans des proportions qui restent à déterminer."

"Le repos c’est fait pour les jeunes : ils ont toute la vie devant eux, moi pas."

" Les amis n’aiment pas être fidèles, ils ont l’impression de perdre leur personnalité.
C’est une habitude bien française que de confier un mandat aux gens et de leur contester le droit d’en user."

"Tu es comme ma femme, tu es toujours d’accord quand on fait ce que tu veux."

Le président (Gabin) à Beaufort (Blier) qui vient d’utiliser à son profit une info confidentiel : " On ne dit rien à sa femme quand on a épousé une banque. Ça se paye la fortune, c’est ce qui coûte le plus cher. À l’époque de votre mariage, je vous avais pris pour un petit maquereau, mais finalement vous êtes une sorte d’honnête homme. Vous venez de rembourser la dot. "

" On est gouvernés par des lascars qui fixent le prix de la betterave et qui seraient seulement pas foutus de faire pousser des radis."

" Or je comprends très bien que le passif de ces entreprises n’effraie pas une assemblée où les partis ne sont plus que des syndicats d’intérêts."

Le président Beaufort (aux députés) : " Je ne vous demandais pas simplement vos voix, je vous demandais d’oublier ce que vous êtes. Un instant d’optimisme. "

" Réjouissez vous, fêtez votre victoire, vous n’entendrez plus jamais ma voix, et vous n’aurez jamais plus à marcher derrière moi, jusqu’au jour de mes funérailles. Funérailles nationales que vous voterez d’ailleurs à l’unanimité et ce dont je vous remercie par anticipation. "

"À mon âge on vit en veilleuse, on peut toujours marcher, manger, haïr, mais à condition de faire tout ça doucement."

"Je crois avoir été l’un des hommes les plus détesté de son époque. Ce fût longtemps mon chagrin. C’est aujourd’hui mon orgueil."

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