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Pauvreté : entre 6 et 10 ans un enfant sur deux en Lettonie !
Le risque de pauvreté et d’exclusion a augmenté en 2011 en Lettonie selon Eurostats

En 2011, le nombre de Lettons subissant le risque de pauvreté et d’exclusion a augmenté : 40,1% de la population selon les statistiques publiées ce 30 novembre 2012 par Eurostat pour la commission Européenne. Et la population des enfants de moins de 16 ans et des jeunes subit le plus cette augmentation. En Lettonie, l’exclusion sociale des enfants exposés à la pauvreté est alarmante. Le Ministère Letton des Affaires sociales le reconnait dans un rapport sur la situation des enfants, qui sera examiné lundi 4 mars 2013 par le Comité gouvernemental.

Article mis en ligne le 27 février 2013
dernière modification le 11 août 2015

par BD
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( Mis à jour 1er mars 2013)

Photo www.unicef.fr

Le rapport fournit des informations sur la santé, les accidents de la circulation routière, les substances addictives, l’éducation, la violence, les crimes contre les enfants, la délinquance juvénile, les soins de la famille, la pauvreté et l’exclusion sociale.

Les enfants courent un risque plus grand de pauvreté que la population dans son ensemble.

Dans l’Union Européenne, l’exclusion sociale des enfants (âgés de un à 15 ans) est mesurée par 13 indicateurs, ainsi que cinq indicateurs relatifs aux ménages.

Selon le rapport, les enfants sont considérés comme subissant des privations matérielles quand trois des 13 indicateurs suivants sont absents :

► Les privations matérielles, concernent l’impossibilité

  • d’avoir de nouveaux vêtements,
  • deux paires de chaussures,
  • un régime alimentaire quotidien de fruits et légumes frais,
  • se nourrir au moins une fois par jour avec de la viande, de la volaille ou du poisson,
  • et selon l’âge de l’enfant des livres appropriées à son niveau de développement,
  • mais aussi à l’extérieur des outils de loisirs comme un vélo ou patins à roulettes, jouets et jeux,
  • un endroit pour préparer ses devoirs scolaires,
  • les moyens de financer l’éducation,
  • l’occasion de fêter un anniversaire,
  • la possibilité d’inviter des amis,
  • la possibilité financière de participer à des voyages scolaires,
  • la possibilité de passer des vacances loin de la maison.
    Une constatation qui diffère légèrement des 14 indicateurs de l’UNICEF( lire plus bas)

21% des enfants d’Europe (moyenne) souffrent de privations matérielles.

Dans les pays nordiques, les Pays-Bas et le Luxembourg, les chiffres sont de 3 à 7%, En Bulgarie et en Roumanie le chiffre atteint 70% de la population des enfants de un à quinze ans, et en Lettonie pour l’année 2011, le rapport indique que 45% des enfants en Lettonie subissent des privations matérielles conduisant à l’exclusion sociale.

En 2011, la population subissant la privation matérielle a continué de croître , et comme les années précédentes, l’exclusion sociale des enfants exposés à la pauvreté dans le pays est alarmante », indique le rapport.

Le ministère explique que l’impact de la crise sur les enfants est double - le chômage élevé réduit considérablement le revenu et augmente le risque de pauvreté pour les familles nombreuses, et cela impacte la consolidation du budget de l’Etat qui réduit le financement du développement et du bien-être des services essentiels.

les enfants courent un plus grand risque de pauvreté

Les données montrent que dans toute l’Union européenne (UE), à l’exception de cinq pays - le Danemark, la Slovénie, la Finlande, Chypre et la Suède, les enfants courent un plus grand risque de pauvreté que la population dans son ensemble.

En mai 2012, le rapport élaboré par le Centre international de recherche Innocenti de l’UNICEF, pour mesurer la pauvreté des enfants fournit un aperçu le plus complet actuellement disponible sur la pauvreté des enfants dans l’ensemble des pays les plus riches du monde, en se penchant sur ce phénomène à travers deux approches complémentaires : la « privation des enfants » et la « pauvreté relative ».

« Les enfants ne font pas partie des grandes priorités des agendas politique »

Dans les 35 pays étudiés par l’UNICEF, plus de 30 millions d’enfants vivent ainsi dans la pauvreté. Pour la seule Union européenne (plus la Norvège et l’Islande), quelque 13 millions d’enfants n’ont pas accès aux éléments de base nécessaires à leur développement.

La France, est le mauvais élève des pays les plus riches.

Alors qu’elle figure parmi les pays les plus riches et a la plus forte dépense publique pour ses enfants, la France compte près de 10% d’enfants pauvres. La France, est le mauvais élève des pays les plus riches.

Dans son tableau de classement de la pauvreté des enfants dans les pays riches l’UNICEF considère 14 indicateurs et compare les pays par rapport au pourcentage d’enfants privés d’au moins deux variables.

Pour l’ UNICEF quand des enfants sont privés de deux besoins fondamentaux, il y a une privation matérielle qui conduit à l’exclusion sociale.

Les besoins fondamentaux des enfants :
  • 1. Trois repas par jour.
  • 2. Au moins un repas avec viande, poulet ou poisson (ou équivalent végétarien) par jour.
  • 3. Fruits et légumes frais tous les jours.
  • 4. Livres appropriés à l’âge et au niveau de connaissances de l’enfant (à l’exclusion des livres scolaires).
  • 5. Équipement de loisir extérieur (bicyclette, rollers, etc.).
  • 6. Activité de loisir régulière (natation, instrument de musique, organisation pour la jeunesse, etc.).
  • 7. Jeux d’intérieur (au moins un par enfant, dont des jouets éducatifs pour bébé, des cubes encastrables, des jeux de société, des jeux informatiques, etc.).
  • 8. Ressources financières pour participer à des voyages et des manifestations scolaires.
  • 9. Endroit calme avec assez d’espace et de lumière pour faire les devoirs.
  • 10. Connexion Internet.
  • 11. Quelques vêtements neufs (tous les vêtements ne sont pas d’occasion).
  • 12. Deux paires de chaussures de la pointure appropriée (y compris au moins une paire de chaussures toutes saisons).
  • 13. Possibilité d’inviter parfois des amis à la maison pour partager un repas et jouer.
  • 14. Possibilité de célébrer des occasions spéciales (anniversaire, fête et fête religieuse, etc.).

En Lettonie le risque de pauvreté et d’exclusion sociale de la population n’a cessé d’augmenter depuis la crise de 2008. En 2008 ce chiffre était de 33,8%, en 2009 il est passé à 37,4%, et en 2010 à 38,1%. Fin 2010, 846 000 Lettons subissaient les difficultés vers la pauvreté et l’exclusion, à la fin de l’année 2011 ils étaient déjà 900 000 personnes.

Sont considérées comme étant à risque de pauvreté, les personnes qui vivent dans des ménages dont le revenu est inférieur au seuil de pauvreté fixé à 60% du revenu médian dans le pays, selon "Eurostat".







1 enfant sur 2 risque la pauvreté en 2011

Depuis 2008 en observant dans la population, les variations de cette pauvreté selon les ages, ce qui apparait, c’est une augmentation trés forte de ce risque chez les enfants et les jeunes de moins de 25 ans.

En 2008, 1 jeune de moins de 16 ans sur trois (32,2% dans la population des -16 ans) En 2011, près d’1 jeune sur deux (43,1%). C’est le nombre d’enfants de 6 à 10 ans vivant la pauvreté qui augmente le plus, en passant de 33% en 2008 à 47% en 2011.

Quand on compare sur quatre années la variation des taux d’augmentation, c’est parmi les jeunes de 16 à 24 ans que les plus fortes augmentations sont constatées.

"La chaleur de la jeunesse offre sa température au reste du monde.
Quand la jeunesse se refroidit, le reste du monde gèle"

Un pays qui ne nourrit plus sa jeunesse, s’éteint petit à petit. Quand les familles n’ont qu’une seule préoccupation - trouver comment nourrir les enfants - beaucoup d’autres aspects de la vie, s’informer, se cultiver, communiquer, sont mis de coté.

La proportion de personnes agées de plus de 65 ans en risque de pauvreté a diminué depuis 4 ans dans la population. Les personnes agées les plus pauvres sont-elles décédées plus vite et en plus grand nombre ?

Risque de pauvreté selon les âges en Lettonie (données Eurostat)



Mesurer la pauvreté ?

Mesurer la pauvreté uniquement en fonction d’un revenu relatif ne donne qu’une vision partielle de la situation et reste loin d’une description complète de la complexité de la pauvreté. Il convient d’ajouter d’autres aspects pour se faire une image pluridimensionnelle de la nature de la pauvreté.

Il s’agit d’aspects comme le niveau d’endettement, le chômage, sa durée et la recherche d’emploi, le degré de mauvaise santé et les inégalités dans l’éducation, le nombre de personnes ne disposant pas d’un logement adéquat et vivant dans des conditions médiocres et enfin, leur accès aux services publics.

Il est important d’analyser en profondeur les diverses formes de pauvreté en écoutant et en tenant compte des personnes qui en souffrent. voir l’article pauvreté cachée en Lettonie

Photographies de Kaspars Goba - Re:Baltica pauvreté

Mesurer le degré de privation

Les indicateurs de privation représentent une autre manière importante de mesurer la pauvreté relative. Ces indicateurs répondent à un souhait de dépasser les indicateurs purement monétaires pour mieux prendre en compte le niveau de vie réel.

A la base, la démarche consiste à repérer des biens ou des activités qui sont considérées comme des produits de première nécessité dans le pays où l’on vit. Il s’agit de biens comme les vêtements neufs par rapport aux vêtements de seconde main, de bonnes chaussures, un repas comprenant de la viande ou du poisson tous les deux jours, un bon chauffage, une télévision, la possibilité de se rendre dans un pub ou de faire une sortie avec des amis une fois par semaine, de bénéficier d’un congé annuel …etc. Dans certains pays, la pauvreté se mesure en combinant des seuils de revenu relatif et des indicateurs de privation.

Le taux de privation matérielle considère neuf capacités impactant les conditions de vie :

  1. La capacité à faire face à des dépenses imprévues,
  2. Pouvoir se payer une semaine de vacances loin de la maison,
  3. Régler les dettes et payer les factures,
  4. Manger au moins tous les deux jours un repas de viande et de poisson ou un substitut végétarien pour ces produits,
  5. Savoir financièrement chauffer sa maison,
  6. Disposer d’une machine à laver, TV couleur, téléphone et voiture.

Si au moins quatre de ces neuf capacités ne sont pas possibles, si les gens ne peuvent pas payer leurs conditions de vie alors on considère qu’ils sont dans une privation matérielle grave.

La recherche montre que les personnes à bas revenus dépensent davantage en produits de première nécessité, ce qui ne leur laisse pratiquement plus de revenu pour la participation aux activités sociales, culturelles et de loisirs les plus courantes.


Pauvreté & exclusion sociale en Europe

En 2011, en Lituanie, 33,4% de la population a été exposé à La pauvreté ou l’exclusion sociale (1,1 million ) ; En Estonie 23,1% de la population (300.000).

Depuis 2008, en Lituanie et en Estonie, la proportion de personnes en situation de pauvreté ou d’exclusion sociale dans la population a considérablement augmenté. En Lituanie ce chiffre était de 27,6% en 2008, et de 21,8% en Estonie.

En 2011, sur les 27 pays européens, la plus faible proportion de personnes souffrant du risque de pauvreté est en République tchèque avec 15% de la population. Le chiffre était relativement faible en Suède et aux Pays-Bas (16% dans chacun des deux pays), ainsi qu’en Autriche et au Luxembourg (17% dans chacun des deux pays).

En 2011, la moyenne du pourcentage d’habitants risquant la pauvreté ou l’exclusion dans l’UE est passée à 24,2% (par opposition à 23,4% en 2010). En 2011, le nombre de personnes soumises à la pauvreté et l’exclusion sociale touche 119,6 millions de personnes (115 millions de personnes en 2010).

La situation de la Roumanie et surtout de la Bulgarie est préoccupante dans l’Union européenne (UE), comme le montre le tableau réalisé à partir des données Eurostat recueillies par l’ensemble des états de l’Union Européenne.



Les pays de l’UE au plus fort taux du risque d’exclusion et de pauvreté, en % de la population totale.

Pays de l’UE au plus fort taux de risque d’exclusion & de pauvreté20102011
Bulgarie 41,6 49,1
Roumanie 41,4 40,3
Lettonie 38,1 40,1
Lituanie 33,4 33,4
Croatie 31,3 32,7
Grèce 27,7 31,0
Hongrie 29,9 31,0
Pologne 27,8 27,2
Espagne 25,5 27,0
.... .... ....
Allemagne 19,7 19,9
France 19,2 19,3
.... .... ....




Pauvreté et démocratie : double constat d’échec pour l’Union européenne

L’année 2010 a été désignée Année européenne de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale, or c’est un fiasco selon plusieurs experts. La lutte contre la pauvreté est aujourd’hui incluse dans la stratégie « Europe 2020 ». Le risque de pauvreté a augmenté.




Aucun progrès n’a été réalisé – la situation est même pire : A ce stade, non seulement les Etats Membres n’ont pas réussi à sortir 8 millions de personnes de la pauvreté, mais on dénombre 2 millions supplémentaires de personnes en situation de pauvreté.




“L’échec de la Stratégie 2020 à lutter contre la pauvreté n’est pas un secret, parce que ce n’est toujours pas une priorité européenne, malgré les discours et les objectifs chiffrés. Les politiques actuelles ne fonctionnent pas. Même un retour aux vieilles recettes de "croissance et d’emploi" ne feront pas la différence, à moins qu’on ne décide de créer des emplois décents, avec des salaires décents, un revenu minimum adéquat, la protection sociale et des services de qualité et globalement de soutenir l’inclusion sociale", a déclaré Sergio Aires, Président d’EAPN Réseau Européen Anti-pauvreté. “La solution n’est pas non plus un secret : une stratégie européenne de lutte contre la pauvreté donnant priorité à la prévention, par des services universels et la protection sociale. Le plus urgent, c’est une action concrète capable de stopper les politiques d’austérité, qui ne servent qu’à entraîner des millions supplémentaires de personnes dans la pauvret et à défaire les filets de sécurité, alors que les emplois manquent”, a t-il ajouté.

EAPN, Réseau européen des associations de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale est un réseau indépendant d’associations et de groupes engagés dans la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale dans les Etats membres de l’Union européenne.

Seuils (de risque) de pauvreté
Le calcul des seuils (de risque) de pauvreté détermine des montants en dessous desquels des individus sont considérés comme pauvres resp. menacés de pauvreté. Dans la statistique publique, il est d’usage de définir des seuils absolus ou des seuils relatifs.

UNICEF : www.unicef.fr

http://www.eapn.eu/fr

http://epp.eurostat.ec.europa.eu/portal/page/portal/income_social_inclusion_living_conditions/data/database#


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